Saint-Etienne. En grève, des coursiers bloquent la livraison des fast-foods

Pour exprimer leur ras-le-bol face à la baisse de leur rémunération depuis le début du confinement, des coursiers travaillant pour les principales plateformes de livraison de repas se sont mis en grève ce dimanche soir à Saint-Etienne.

Des coursiers travaillant pour les principales plateformes de livraison de repas bloquaient dimanche soir les livraisons de plusieurs établissements de restauration rapide à Saint-Etienne, a constaté un correspondant de l’AFP. Une façon de protester contre la baisse de leur rémunération et la précarité de leur profession.

Une centaine de livreurs à deux roues se sont répartis peu après 18 heures devant des restaurants McDonald’s, Burger King, KFC, O’Tacos de différents quartiers et du centre commercial Steel, ouvert depuis septembre à l’ouest de la ville.

150 livreurs

Ces jeunes gens, étudiants pour certains, ont symboliquement posé à terre leurs sacs à dos isothermes de transport de plats chauds sous la bannière de Uber Eats, Deliveroo ou Just Eat devant l’entrée de l’établissement où ils stationnent.

Lorsqu’un livreur venait récupérer une commande, ils l’invitaient à les rejoindre dans cette grève prévue pour toute la soirée par une majorité des quelque 150 livreurs qui travaillent sur Saint-Etienne.

Ni chômage, ni retraite, ni mutuelle

L’un d’eux explique que cette première action est due au « ras-le-bol provoqué par la baisse de [leur] rémunération de plus de 30 % depuis le début du confinement ».

« Sachant qu’on reverse 22 % de ce qu’on gagne à l’Urssaf, qu’on n’a pas d’aide, ni droit au chômage, qu’on cotise pas pour la retraite et qu’on doit se payer nous-même une mutuelle », renchérit un autre.

Peu après le début de leur action, les sites internet des plateformes de livraisons affichaient « momentanément indisponible » pour la prise de commande dans la majorité des restaurants de la ville.


Photo AFP/Jacques Demarthon